Je crois que ce n’est un secret pour personne si je vous dis que l’endroit où j’ai le plus envie d’être en ce moment c’est quelque part dans un village perdu au fin fond de la Castille. Je vous en parlai dans mon dernier post et comme dans toutes les périodes où ma chère Espagne me manque je me repasse quelques classiques vidéos et je mène un peu la vie d’étudiante insouciante que j’avais là bas.
Question vie d’étudiante insouciante c’est pas gagné lorsque comme moi on a des responsabilités, néanmoins sans vous raconter ma vie je dirai que cet an ci j’y arrive tout de même un peu… il faut dire que je me fait aider… une précieuse aide qui me permet d’évacuer le stress en fin de semaine et c’est juste génial.
Enfin toujours est il qu’aussi bien entourée que je sois ici, il y a toujours un cri étouffé qui me dit ” VOLVER” (“Revenir”) et que j’aurai bien envie d’écouter : retourner à mes amis, à mes soirées tapas et cañas, à mes botellones, à mes après-midi au Retiro ou au parc de Ciudad Real, mes soirées Almodovar avec des amies toujours trop sensibles… l’Espagne profonde celle qui ne ment pas et celle où le ne me ment pas.
A défaut de la retrouver vite, ce soir je me suis regardé un de mes films préférés de ce vieux Pablo qui se déroule justement dans la ville où j’habitai et où je veux tant retourner et surtout dont le titre exprime carrément mon humeur du moment : VOLVER
Pour ceux qui n’ont jamais vu ce film, le plus simple pour le comprendre est de le regarder car il ne se décrit pas il se regarde tout simplement. C’est un film où le cher Pablo met comme a son habitude toute sa créativité au service du cinéma castillan et mon dieu qu’est-ce que c’est bon… c’est bizarre, compliqué, drôle parfois et surtout bon !
